Victor Gischler

La cage aux singes



Racket, recel et jeux clandestins : c'est le gagne-pain de Stan. Dans tout le sud de l'Etat de Floride. S'il a besoin de gros bras, il appelle la "Cage aux singes", l'arrière-salle d'O'Malley : il y trouve ses tueurs préférés.

Mais Stan est de la vieille école, et un caïd de Miami a décidé que son temps était révolu. Les bastos commencent à pleuvoir, les livres de comptes à disparaître, les vieux copains à trahir...

« C'est le hic avec Orlando : ce n'est pas une ville aux immeubles très élevés, mais ses banlieues se répandent dans toutes les directions, à perte de vue, débordant sur des communes comme Altamonte, Longwood et d'autres bleds encore qui étaient jadis ruraux, tels Sanford, Oveido ou même Bithlo. Tout le centre de la Floride, depuis Disney jusqu'à la côte spatiale, n'est qu'un entrelacs tarabiscoté de bretelles d'autoroute, de petits centres commerciaux, de villes nouvelles construites à l'emporte-pièce et d'hôtels, d'hôtels et d'hôtels. »

Si Stan a disparu, si l'organisation n'existe plus, Charlie Swift ne veut pas le savoir. Lui, c'est à la fidélité qu'il carbure. Et ça va chier du plomb chez les malhonnêtes.

Côté social, on découvre les marges : des jeunes consommateurs et traficants de drogue, et des plus vieux, tueurs à gages. Le paysage urbain se réduit à des commerces. Si l'on va en cambrouse, c'est pour se shooter tranquille entre jeunes. Evidemment, tous ces déplacements se font en voiture !

Un démarrage sur les chapeaux de roues, façon Touchez pas au grisbi, mais dans une ville américaine sans âme. pas de regrets à tout détruire, alors...